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Goju-ryu - L'arrivée du goju-ryu et du Karaté au Japon

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Goju-ryu
L'arrivée du goju-ryu et du Karaté au Japon
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L'arrivée du goju-ryu et du Karaté au Japon

Chojun Miyagi est assurément le maître qui a jeté au Japon les bases du goju-ryu et du karaté en général.

Il ouvrit son premier dojo, Okinawa Karate Jutsu Kenkyukai. Son style se différencie de celui de son maître par l'introduction de techniques respiratoires issues du ch'an chinois. Ce concept a été développé au Japon sous le nom bouddhique de zen.

Miyagi Chojun, Maitre Goju ryu - 1888 - 1953Chōjun Miyagi se mit alors à vouloir implanter le naha-te ou Tō-de , "la main de Naha" (puisque le nom de goju-ryu n'apparut que plus tard) au Japon et à le faire reconnaître comme étant une discipline « budo » au même titre que le judo ou le kendo. Il rejoignait alors le projet que Gichin Funakoshi caressait depuis 1922 sans trop de réussite.

En 1928, Chojun Miyagi se rendit donc à Kyōto pour y étudier la possibilité d'étendre le « karaté » en région centrale du Japon. Il y effectua de nombreuses démonstrations, notamment dans les universités. Mais devant l'accueil très réservé du public, il comprit que la démarche de Gichin Funakoshi et la sienne ne serait pas fort aisée vu le caractère hermétique de la culture martiale japonaise. La reconnaissance du karaté comme étant une discipline « bushido » ne dépendait, en fait, de l'acceptation du Dai Nippon Butokukai, organisme d'État japonais créé dans le but de contrôler tous les arts martiaux du pays. Le gouvernement militariste japonais avait réuni à l'époque dans cet organisme tous les plus grands Maîtres des différentes disciplines du pays. Il attendait d'eux la formation des pratiquants au seul esprit « bushido », et à cet esprit seulement.

En 1929, le Dai Nippon Butokukai organisa une grande démonstration d'arts martiaux afin de célébrer l'avènement de l'empereur Shōwa. Chōjun Miyagi chargea un de ses meilleurs élèves, Jinan Shinzato, de le remplacer. Lors de cet événement, les Maîtres japonais très intéressés avaient demandé à Shinzato comment se nommait le nom de son école. Ce dernier répondit : anko-ryū, ce qui signifie «l' école semi-dure ». Lorsqu'il retourna à Okinawa, il raconta cette histoire à Chōjun Miyagi qui, fort amusé, décida d'appeler son style le goju-ryu : l'école (ryū) du dur (go) et du souple (jū).



 
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